Que complotent les participants
Les principes de base du CFR se résument aujourd'hui encore à ceci:
1) Commerce et aide aux pays les moins développés, même révolutionnaires;
2) Des institutions supranationales (en attendant un "Gouvernement mondial") doivent prendre en charge: recherche, exploitation, distribution des ressources énergétiques et matières premières; rationaliser le grand commerce; régler les conflits en obligeant au dialogue, en sorte qu'il n'y ait jamais ni vainqueurs ni vaincus;
3)Le communisme n'est pas l'adversaire, seulement ses excès et débordements;
4)Les souverainetés nationales doivent peu à peu disparaître dans de "grands ensembles économiques et géopolitiques" Le CFR a choisi une troisième voie pour le moment: accélérer d'abord le processus du grand ensemble pan-américain (Canada-USA-Mexique), tout en manœuvrant, y compris par une guerre économique plus ou moins truquée, en sorte d'obliger l'Europe, par réaction, à devenir une entité politico-commerciale assez forte pour substituer un pouvoir supranational à ses Etats-Nations, sous prétexte que le "nationalisme, c'est la guerre, c'est la haine...". On laisse délibérément durer des conflits comme en ex-Yougoslavie pour qu'à la longue, les populations se soumettent à n'importe quelle solution, c'est à dire la solution mondialiste.
En 1959, le CFR publie une étude (n°7) soulignant la nécessite "de bâtir un Nouvel Ordre International" du fait que l'URSS avec Khrouchtchev a évolué vers plus de démocratie. En 1960, Elmo Roper qui avait été un des auteurs de l'étude n°7 prononce un discours dans lequel il précise que "le but est un gouvernement mondial" et que, sur le plan militaire, l'OTAN doit être utilisé dans cette vision d'avenir. Ce discours sera ensuite publié à l'usage des affiliés. Divers aléas de la politique Est-ouest ralentissent le plan, mais en 1974, Foreign Affairs, la revue du CFR publie une étude de
Richard N. Gardner
(CFR, Bilderberg, Trilatérale), laquelle recommande qu'en attendant le moment d'un gouvernement mondial, l'ONU devrait provisoirement coiffer mouvements et organisations diverses, et utiliser tous les moyens "d'éroder morceau par morceau les souverainetés nationales, puisqu'elles entravent la marche du mondialisme". En 1992, dès l'élection de
clinton
(quifait partie du CFR, soit dit en passant),
Richard N. Gardner
est devenu un de ses conseillers non officiel, mais en permanence dans les bureaux de la Maison Blanche. En 1993, dans Foreign Affairs (sept/oct), trois éminences du CFR, attachées à la Rand Corporation, demandent qu'une sorte d"élargissement de l'OTAN" soit utilisé pour pousser plus avant vers un Nouvel Ordre Mondial. Les temps ont changé, cantonner l'OTAN à son seul rôle en Europe de l'Ouest est inutile. "l'OTAN doit ou sortir de sa zone actuelle d'activités, ou disparaître".